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La France ne reçoit pas seulement une compétition : elle organise un méga-événement mobilisant État, collectivités, mouvement sportif, entreprises, bénévoles, habitants et médias.
Dissertation sur les retombées positives possibles de l’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024, puis correction des deux études documentaires : dérives du sport ou construction du lien social.
Comme pour le Jour 1, l’écrit de spécialité EPPCS évalue la capacité à mobiliser une culture sportive solide, à analyser une problématique contemporaine et à articuler connaissances, documents et expérience de pratiquant.
Le point commun des trois parties de ce sujet est essentiel : le sport peut produire des effets positifs, mais ceux-ci ne sont jamais automatiques. Ils dépendent de l’organisation, des règles, des acteurs et du cadre dans lequel la pratique se déroule.
La France ne reçoit pas seulement une compétition : elle organise un méga-événement mobilisant État, collectivités, mouvement sportif, entreprises, bénévoles, habitants et médias.
Elles peuvent être économiques, territoriales, sportives, sociales, politiques, culturelles, touristiques, environnementales ou symboliques.
Le caractère positif n’est pas garanti. Il faut raisonner en termes de conditions, d’héritage et d’effets à court, moyen et long terme.
| Partie | Idée directrice | Exemples de mécanismes |
|---|---|---|
| I | Les Jeux peuvent dynamiser l’économie et accélérer des transformations territoriales. | Emploi, commandes, tourisme, transports, équipements, rénovation urbaine, compétences. |
| II | Ils peuvent produire un héritage sportif et social. | Promotion de la pratique, bénévolat, inclusion, parasport, éducation, engagement associatif. |
| III | Ils peuvent renforcer l’image du pays et stimuler de nouvelles normes d’organisation, à condition que l’héritage soit durable. | Rayonnement, diplomatie sportive, innovation, événement plus responsable, réutilisation des équipements. |
L’organisation des Jeux mobilise d’abord une activité économique importante. La construction ou la rénovation d’équipements, les transports, la sécurité, l’événementiel, l’hébergement, la restauration et le tourisme créent des commandes et nécessitent de la main-d’œuvre. Des entreprises locales peuvent bénéficier directement de ces marchés, tandis que les compétences acquises par les salariés et les prestataires peuvent rester mobilisables après l’événement.
Les Jeux peuvent également accélérer des projets d’aménagement qui auraient été plus longs à réaliser sans échéance olympique. Les infrastructures de transport, les logements du village des athlètes ou certains équipements peuvent ensuite être reconvertis pour répondre aux besoins des habitants. Dans ce cas, l’événement devient un levier de transformation urbaine plutôt qu’une dépense limitée à quelques semaines de compétition.
Le tourisme et l’attractivité internationale constituent une autre retombée possible. La diffusion mondiale des compétitions expose la ville et le pays hôtes à une audience exceptionnelle. Cette visibilité peut soutenir l’activité touristique à court terme et renforcer l’image de destination à plus long terme.
Limite à intégrer : un équipement surdimensionné, une dette durable ou un projet sans usage après les Jeux peuvent au contraire réduire fortement ces bénéfices. La notion d’héritage est donc centrale.
Les Jeux peuvent aussi favoriser la pratique physique et sportive. La préparation de Paris 2024 s’est accompagnée de programmes destinés à rapprocher l’événement de la population : actions dans les écoles, projets associatifs, manifestations locales et mise en valeur de nombreuses disciplines. Le spectacle sportif peut susciter l’envie de pratiquer, notamment chez les jeunes, à condition que des clubs, des éducateurs et des équipements soient réellement accessibles.
La dimension paralympique élargit cet héritage. La visibilité des para-athlètes peut contribuer à faire évoluer les représentations du handicap et à stimuler la réflexion sur l’accessibilité des équipements et de l’espace public. Les Jeux peuvent ainsi servir de support à des politiques d’inclusion plus larges.
L’événement favorise également l’engagement. Les bénévoles acquièrent des compétences d’accueil, d’organisation, de coopération et de prise de responsabilité. Dans les territoires, les associations sportives peuvent utiliser la dynamique olympique pour recruter, organiser des projets ou créer des partenariats.
Idée clé : l’héritage sportif n’est réel que si l’enthousiasme de l’événement se transforme en possibilités concrètes de pratique régulière après les Jeux.
Accueillir les Jeux constitue enfin un instrument de rayonnement. Le pays hôte peut mettre en scène son patrimoine, ses savoir-faire, sa capacité d’organisation et certaines valeurs qu’il souhaite promouvoir. Cette visibilité relève du soft power : elle agit davantage par l’image, l’attractivité et l’influence que par la contrainte.
Les contraintes de l’événement peuvent également pousser à innover. Réutiliser des sites existants, réduire les constructions temporaires, limiter les déchets, améliorer les transports collectifs ou développer des solutions d’accessibilité peut produire des méthodes réutilisables dans d’autres événements.
La réussite se mesure toutefois après la cérémonie de clôture. Une retombée positive durable suppose que les équipements soient utilisés, que les quartiers concernés bénéficient des aménagements, que les pratiques sportives progressent et que les innovations organisationnelles soient conservées.
Conclusion intermédiaire : les Jeux peuvent donc être un accélérateur de politiques publiques et d’innovations, mais ils ne deviennent réellement positifs que si l’événement est pensé dès le départ en fonction de son après.
Les Jeux Olympiques et Paralympiques constituent l’un des événements sportifs les plus médiatisés au monde. Leur organisation impose toutefois de nombreuses contraintes : investissements importants, sécurité, transports, impact environnemental ou réutilisation future des équipements. En 2024, la France accueille cet événement pour la première fois depuis un siècle pour les Jeux Olympiques d’été. Il faut donc s’interroger sur ce que le pays peut réellement retirer d’une telle organisation. Dans quelles conditions les contraintes d’un méga-événement peuvent-elles être transformées en retombées économiques, territoriales, sportives et sociales durables ? Nous montrerons d’abord les bénéfices économiques et d’aménagement possibles, puis l’héritage sportif et social, avant d’étudier les effets de rayonnement et d’innovation qui ne deviennent durables que s’ils sont préparés au-delà du temps de la compétition.
L’accueil des Jeux Olympiques et Paralympiques peut générer de nombreuses retombées positives : activité économique, accélération de projets urbains, promotion du sport, mobilisation associative, inclusion et rayonnement international. Mais aucune de ces retombées n’est automatique. Elles dépendent de la capacité du pays hôte à maîtriser les coûts et les impacts, à rendre les équipements utiles après l’événement et à transformer l’enthousiasme ponctuel en héritage durable. La réussite d’un grand événement sportif ne se mesure donc pas seulement au nombre de médailles ou à la qualité du spectacle, mais aussi à ce qu’il reste plusieurs années après sa clôture.
« tourisme, emplois, sport, image… » sans expliquer comment chaque retombée se produit n’est pas une dissertation.
Elles doivent apparaître comme conditions de réussite et limites, même si le sujet porte principalement sur les effets positifs.
Un afflux de visiteurs pendant deux semaines n’est pas la même chose qu’un bénéfice économique ou territorial durable.
La pratique ne progresse que si l’offre, les équipements, l’encadrement et l’accessibilité permettent de transformer l’envie en pratique réelle.
Le candidat de mars 2023 ne pouvait évidemment pas connaître le bilan de Paris 2024. Pour réviser aujourd’hui, on peut toutefois utiliser les évaluations postérieures comme exemples : le rapport pré-Jeux a estimé l’impact économique potentiel en Île-de-France entre environ 6,7 et 11,1 milliards d’euros sur l’ensemble du cycle 2018-2034 et recensait 181 100 emplois directement mobilisés dans la construction, le tourisme et l’organisation. Après l’événement, Paris 2024 a également annoncé une empreinte carbone réduite de 54,6 % par rapport à la moyenne de Londres 2012 et Rio 2016. Ces données illustrent des retombées possibles ; elles ne suppriment pas la nécessité d’évaluer les effets à long terme.
| Document | Constat | Enjeu |
|---|---|---|
| Document 1 — caricature sur la fraude | La police belge encourage la dénonciation des paris, fraudes et abus d’argent. La caricature montre un policier débordé par de nombreux sports : la fraude n’est pas présentée comme marginale ou limitée à une discipline. | Intégrité des compétitions, paris sportifs, corruption, trucage, nécessité de signaler. |
| Document 2 — mauvais traitements | Dans l’étude canadienne : violence émotionnelle 58,6 % chez les athlètes actuels et 61,6 % chez les retraités ; violence physique 12,4 % et 19 % ; violence sexuelle 19,7 % et 21 % ; négligence 66,6 % et 76,1 %. | Protection des pratiquants, relation d’autorité, repérage, libération de la parole. |
| Document 3 — inégalités salariales | Le texte publié en 2018 constate qu’aucune femme ne figure alors parmi les 50 sportifs français les mieux rémunérés et qu’une seule femme apparaît dans le Top 100 mondial cité pour 2017. | Inégalités femmes-hommes, médiatisation, sponsoring, professionnalisation et accès aux ressources. |
Le sujet ne demande donc pas seulement « d’informer ». Il faut montrer comment l’action peut modifier les comportements.
Public : lycéens pratiquant en EPS, à l’UNSS ou en club.
Principe : organiser un atelier court à partir de situations réalistes : proposition de truquer un résultat, pari sur une compétition à laquelle participe un proche, humiliation répétée par un entraîneur, contact physique déplacé, pression psychologique ou négligence d’une blessure.
Justification : les documents 1 et 2 montrent que les dérives recouvrent à la fois des atteintes à l’intégrité de la compétition et des atteintes aux personnes. L’étude canadienne montre notamment des niveaux très élevés de négligence et de violence émotionnelle. Il est donc nécessaire d’apprendre à reconnaître une situation problématique avant même de savoir comment la signaler.
Déroulement : chaque groupe classe les situations selon trois questions : « que se passe-t-il ? », « pourquoi est-ce problématique ? », « que peut faire un témoin ou une victime ? ». On termine par les dispositifs de signalement disponibles dans l’établissement, le club ou auprès des autorités compétentes.
Évolution recherchée : passer d’une culture du silence ou de la banalisation à une culture de vigilance et de signalement.
Principe : faire élaborer par une classe, une association sportive ou un club une charte très courte définissant les comportements acceptables et les comportements interdits : fraude, violence, humiliation, discrimination, pression sur un arbitre, pari lié à sa propre compétition, dissimulation d’une atteinte à un pratiquant.
Pourquoi cela peut agir : une règle imposée de l’extérieur peut être connue sans être appropriée. Construire la charte oblige les pratiquants à débattre des limites, à mettre des mots sur les dérives et à s’engager collectivement.
Prolongement concret : afficher la charte, nommer un adulte référent, rappeler le canal de signalement et prévoir un temps annuel de révision du document.
Indicateur : capacité des membres du groupe à identifier le bon interlocuteur et la conduite à tenir face à un cas présenté anonymement.
Principe : mener pendant une semaine un relevé simple de la place des femmes et des hommes dans l’actualité sportive suivie par les élèves : temps de couverture, nombre d’articles, exemples de contrats de sponsoring, affiches ou retransmissions.
Justification : le document 3 montre que les rémunérations sportives sont aussi liées à la médiatisation, au sponsoring et à la valeur commerciale attribuée aux compétitions. L’action permet donc de dépasser l’idée selon laquelle les écarts seraient uniquement le résultat « naturel » des performances.
Évolution recherchée : inciter à diversifier les contenus suivis, à questionner les stéréotypes et à donner davantage de visibilité aux pratiques féminines dans les supports produits par l’établissement ou le club.
Une première action consisterait à organiser auprès de lycéens sportifs un atelier « Repérer, refuser, signaler ». La caricature du document 1 montre que la fraude, les paris et les abus d’argent peuvent concerner de nombreux sports, tandis que le document 2 révèle des niveaux importants de mauvais traitements chez des athlètes. Les élèves travailleraient sur des situations concrètes de trucage, d’humiliation ou de violence et devraient identifier le problème ainsi que la réaction adaptée. L’objectif est de lutter contre la banalisation et de rendre le signalement plus facile.
Une deuxième action serait la création d’une charte d’intégrité dans le club ou l’association sportive. Les pratiquants définiraient eux-mêmes des règles concernant la fraude, les violences, les discriminations et les comportements à adopter en tant que témoin. Cette construction collective peut favoriser l’appropriation des règles. Enfin, une campagne spécifique sur la visibilité du sport féminin pourrait partir du document 3 pour montrer que les écarts de revenus sont aussi associés aux différences de médiatisation et de sponsoring.
Il faut préciser le public, le contenu de l’affiche, le comportement attendu et pourquoi ce support serait utile.
Fraude sportive, violence, discrimination et inégalité économique n’ont pas les mêmes mécanismes ni les mêmes réponses.
Les valeurs précises renforcent fortement la justification de l’action de prévention.
Le texte s’appuie sur des classements de 2017 : on les utilise pour analyser le document, pas comme photographie de 2026.
| Document | Apport | Ce qu’on peut en tirer |
|---|---|---|
| Document 1 — Springboks | La victoire de l’Afrique du Sud est présentée comme un possible « point de ralliement de la nation ». | Un événement ou une équipe peut produire une identité collective et un sentiment d’appartenance autour d’un symbole partagé. |
| Document 2 — athlète et guide | L’image montre une performance fondée sur la coordination et la confiance entre deux personnes aux rôles complémentaires. | Le sport peut créer de l’interdépendance : réussir suppose coopération, communication et confiance. |
| Document 3 — rôle du cadre | Le texte affirme que le sport ne produit pas spontanément du lien social ; il peut devenir une école de citoyenneté, de bénévolat et de responsabilité si le cadre le permet. | Chaque proposition doit intégrer règles, rôles sociaux, coopération et temps de réflexion sur l’expérience vécue. |
Principe : organiser un parcours en binômes dans lequel la réussite dépend des deux membres : course guidée avec privation temporaire de vision dans un cadre sécurisé, relais avec rôles complémentaires, orientation ou défi coopératif.
Justification : le document 2 illustre la confiance et la coordination nécessaires entre un athlète et son guide. Reproduire une logique d’interdépendance peut conduire les participants à communiquer, s’adapter et reconnaître la contribution de l’autre.
Condition essentielle : l’activité doit être suivie d’un débriefing. Sans mise en mots, les participants peuvent vivre l’exercice sans en tirer d’apprentissage social durable.
Effet attendu : meilleure connaissance entre élèves, développement de la confiance, valorisation de compétences autres que la seule performance individuelle.
Principe : organiser un tournoi dans lequel les participants ne sont pas uniquement joueurs. À tour de rôle, ils deviennent arbitres, responsables du matériel, organisateurs, tuteurs d’une équipe plus jeune ou chargés de l’accueil.
Justification : le document 3 insiste sur le bénévolat, la gestion de groupe et la prise de responsabilités. Ces fonctions sociales obligent à coopérer et permettent à chacun d’être utile au collectif, y compris lorsqu’il n’est pas le meilleur sportif.
Cadre : équipes mixtes constituées pour éviter les regroupements habituels, règles de respect explicites, bonus lié au fair-play et bilan collectif final.
Effet attendu : créer des interactions entre personnes qui se connaissent peu et construire un sentiment d’appartenance au projet.
Principe : réunir lycée, association sportive, club local et éventuellement une structure accueillant des personnes éloignées de la pratique autour d’une journée sportive coopérative.
Justification : le document 1 montre comment le sport peut devenir un symbole collectif dépassant les appartenances individuelles. À une échelle locale, un événement partagé peut créer une occasion de rencontre entre des groupes qui se côtoient peu.
Condition : privilégier des formats où les participants ont besoin les uns des autres plutôt qu’un classement exclusivement compétitif : défis collectifs, équipes mélangées, objectifs cumulés, repas ou temps d’échange commun.
Une première proposition serait d’organiser des défis sportifs en binômes interdépendants. Le document 2 présente un athlète et son guide : la performance dépend de leur coordination et de leur confiance réciproque. Des élèves pourraient réaliser un parcours coopératif dans lequel chacun doit tour à tour guider et être guidé. Un temps de discussion après l’activité permettrait d’identifier les comportements qui ont facilité la confiance et la communication.
Une deuxième proposition serait un tournoi citoyen dans lequel les responsabilités tournent : joueur, arbitre, organisateur, responsable du matériel ou tuteur. Le document 3 explique que le sport n’est pas social par nature mais qu’un cadre adapté peut développer citoyenneté, bénévolat et responsabilité. En donnant à chacun un rôle utile et en mélangeant les groupes habituels, l’événement créerait des interactions nouvelles et renforcerait l’appartenance au collectif. Une troisième action pourrait réunir plusieurs associations locales autour d’un défi commun afin de reproduire, à l’échelle du territoire, la fonction de rassemblement évoquée par le document 1.
Le document 3 dit précisément le contraire : c’est le cadre organisé autour de la pratique qui peut créer du lien.
Une compétition peut aussi renforcer conflits, exclusion et domination si les règles et les rôles sociaux ne sont pas travaillés.
Chaque action doit expliquer quel mécanisme social elle active : coopération, responsabilité, rencontre, appartenance ou confiance.
Réunir des publics dans le même lieu ne suffit pas ; il faut organiser de véritables interactions.
Grille pédagogique non officielle.
| À vérifier | Oui | À reprendre |
|---|---|---|
| Ma dissertation distingue-t-elle retombées immédiates et héritage durable ? | □ | □ |
| Ai-je expliqué les mécanismes économiques, sociaux ou territoriaux plutôt que de les lister ? | □ | □ |
| Ai-je intégré les contraintes comme conditions de réussite ? | □ | □ |
| Dans le sujet 1, ai-je exploité les chiffres précis du graphique ? | □ | □ |
| Mes actions contre les dérives peuvent-elles réellement modifier un comportement ? | □ | □ |
| Dans le sujet 2, ai-je montré que le cadre de pratique est déterminant ? | □ | □ |
| Mes propositions de lien social organisent-elles de vraies interactions et responsabilités ? | □ | □ |
grands événements sportifs héritage retombées économiques soft power intégrité fraude violences égalité femmes-hommes lien social bénévolat citoyenneté coopération
Paris 2024 fournit le contexte du sujet, mais des connaissances sur d’autres grands événements peuvent servir de comparaison si elles éclairent le raisonnement.
La consigne exige au moins deux actions. Une réponse peut donc approfondir deux dérives, mais exploiter les trois documents permet de montrer une compréhension plus complète du dossier.
Non. C’est précisément l’idée du document 3 : selon le cadre, le sport peut aussi accentuer rivalités ou exclusions. Les règles, les rôles, la coopération et le travail éducatif sont déterminants.