Sujets-corrigés-bac.fr
Spécialité EPPCS · Session 2024

EPPCS Bac 2024 Centres étrangers groupe 1 Jour 2 : sujet officiel et corrigé détaillé

Dissertation sur les enjeux pour une fédération d’accéder au programme olympique ou paralympique, puis deux études documentaires : encourager et valoriser la pratique sportive féminine et développer une pratique inclusive et partagée.

Le sujet en un coup d’œil

3 h 30durée
10 ptsdissertation
10 ptsétude de documents
2 choixen partie 2
Important : le PDF est le sujet officiel. Le corrigé proposé ici est un corrigé pédagogique original construit à partir du sujet, du programme officiel et de sources de référence ; il ne s’agit pas d’un corrigé officiel du ministère.

Première partie — Dissertation corrigée

À chaque olympiade, de nouveaux sports intègrent et disparaissent de la liste officielle des pratiques olympiques ou sont en démonstration (surf, skate-board, escalade, karaté...).

Quels peuvent être les enjeux pour une fédération d’être reconnue comme sport olympique ou paralympique ?

1. Une nuance institutionnelle utile

Dans le langage courant du sujet, « être reconnu comme sport olympique ou paralympique » renvoie surtout au fait d’accéder au programme des Jeux. Institutionnellement, il faut toutefois distinguer la reconnaissance d’une fédération par le CIO ou l’IPC et l’inscription effective de son sport ou de ses épreuves au programme d’une édition des Jeux.

Cette nuance permet de comprendre pourquoi une fédération peut être reconnue internationalement sans disposer automatiquement d’une place aux Jeux.

2. Les grands types d’enjeux

Visibilité et développement

Audience mondiale, nouveaux pratiquants, attractivité auprès des jeunes, implantation internationale et prestige accru.

Économie et professionnalisation

Sponsors, médias, aides publiques, événements, emplois, structuration des filières d’entraînement et de haut niveau.

Contraintes et transformation

Gouvernance, antidopage, règles, classification en parasport, égalité femmes-hommes, mondialisation de la pratique et maîtrise des coûts.

3. Problématique possible

En quoi l’accès au programme olympique ou paralympique peut-il constituer pour une fédération un puissant accélérateur de visibilité, de développement et de professionnalisation, tout en l’obligeant à transformer son organisation, ses règles et son modèle économique pour répondre aux exigences du mouvement olympique ou paralympique ?

4. Plan conseillé

PartieIdée directriceExemples d’enjeux
IL’entrée aux Jeux offre une visibilité et une légitimité exceptionnelles.Médiatisation, nouveaux licenciés, image, reconnaissance internationale, attractivité.
IICette visibilité peut accélérer la structuration économique et sportive de la fédération.Sponsors, subventions, haut niveau, entraîneurs, infrastructures, calendrier, formation.
IIIMais l’accès au programme impose des exigences et crée aussi des risques.Gouvernance, antidopage, classification, coûts, équilibre femmes-hommes, internationalisation, possibilité de sortie du programme.

5. Corrigé développé

I. Une reconnaissance qui change immédiatement la visibilité d’un sport

Le premier enjeu est symbolique et médiatique. Les Jeux Olympiques et Paralympiques constituent une scène mondiale que peu d’événements sportifs peuvent égaler. Lorsqu’un sport entre au programme, il devient visible auprès de publics qui ne le suivent pas habituellement. Cette exposition peut transformer l’image de la discipline et lui donner une légitimité nouvelle.

L’exemple du surf, du skateboard et de l’escalade à Tokyo illustre cette logique : leur présence permet de toucher des publics plus jeunes et de rapprocher le programme olympique de pratiques déjà très présentes hors des structures fédérales classiques. À l’inverse, le karaté, présent à Tokyo, n’a pas été retenu pour Paris 2024 : la place n’est donc jamais totalement acquise.

Pour une fédération, cette visibilité peut faciliter le recrutement de licenciés. Les jeunes découvrent des champions, des règles et des formats de compétition, puis cherchent à pratiquer. Les clubs locaux bénéficient alors de l’effet d’image créé au sommet.

Dans le mouvement paralympique, la reconnaissance peut produire un effet supplémentaire : rendre visible une pratique adaptée et montrer qu’une discipline est accessible à des athlètes présentant différents types de handicap. Elle contribue donc à la fois au développement sportif et à la transformation des représentations sociales.

Idée clé : l’accès aux Jeux peut faire passer une discipline d’un public spécialisé à une reconnaissance mondiale.

II. Un accélérateur économique et organisationnel

La visibilité olympique ou paralympique renforce l’attractivité auprès des partenaires. Les sponsors recherchent des disciplines exposées dans les médias et capables d’associer leur image à un événement mondial. Une fédération peut ainsi obtenir de nouvelles ressources pour développer les équipes nationales, la formation, les compétitions et la communication.

La reconnaissance peut également faciliter l’accès à des soutiens publics. Un sport présent aux Jeux devient un enjeu de performance internationale pour un pays : structures de haut niveau, accompagnement scientifique, détection des jeunes et professionnalisation des entraîneurs peuvent recevoir davantage d’attention.

L’entrée au programme oblige aussi la fédération à renforcer son organisation. Il faut disposer de règles internationales stables, d’un calendrier de compétitions, d’un système de qualification, d’officiels compétents et d’une implantation géographique suffisamment large. Le Centre d’Études Olympiques rappelle que les programmes sont évalués à partir de critères portant notamment sur l’universalité, la popularité, le développement, le bien-être des athlètes et les coûts.

Dans le mouvement paralympique, ces exigences incluent également la conformité au Code mondial antidopage et au Code de classification de l’IPC. La classification est essentielle : elle vise à organiser une compétition équitable entre athlètes présentant des déficiences différentes mais comparables dans leur impact sur la performance.

Idée clé : le statut olympique ou paralympique n’apporte pas seulement de l’argent ; il pousse la fédération à se structurer comme organisation internationale de haut niveau.

III. Une opportunité exigeante et jamais définitivement acquise

L’entrée au programme entraîne d’abord des contraintes. Une fédération doit adapter ses formats pour qu’ils soient compréhensibles, attractifs et compatibles avec le calendrier, les sites et les coûts des Jeux. Elle peut aussi devoir développer davantage la pratique féminine ou les épreuves mixtes afin de contribuer aux objectifs d’équilibre du programme.

Dans le parasport, la fédération doit prouver sa capacité à organiser une discipline mondialement implantée, dotée d’une gouvernance durable, de procédures antidopage et de classification solides. Le programme de Paris 2024 a par exemple retenu 22 sports après examen de critères comprenant portée mondiale, gouvernance, règles, coûts, parité et présence d’athlètes ayant des besoins de soutien élevés.

Une fédération peut également devenir très dépendante de sa présence aux Jeux. Si les financements, sponsors et projets de haut niveau reposent fortement sur cette visibilité, une sortie du programme peut fragiliser son modèle. L’exemple du karaté rappelle que l’inclusion à une édition n’est pas forcément permanente ; à l’inverse, de nouveaux sports peuvent entrer pour répondre à l’évolution des pratiques et des publics.

Enfin, la recherche d’attractivité ne doit pas conduire à dénaturer la discipline. Une fédération peut être tentée de modifier règles, durée ou formats uniquement pour répondre aux attentes médiatiques. L’enjeu consiste donc à bénéficier de l’exposition olympique tout en conservant l’identité sportive et l’équité de la compétition.

Conclusion intermédiaire : être olympique ou paralympique constitue un formidable levier, mais aussi une obligation permanente de démontrer la valeur ajoutée du sport au programme des Jeux.

6. Exemple d’introduction rédigée

Le programme des Jeux n’est pas figé. Certaines disciplines comme le surf, le skateboard ou l’escalade ont récemment intégré les Jeux, tandis que d’autres peuvent disparaître ou n’être présentes qu’à certaines éditions. Pour une fédération, cette décision dépasse largement la seule possibilité d’envoyer des athlètes concourir : elle peut modifier la visibilité de la discipline, son économie, son nombre de pratiquants et toute son organisation. Dès lors, quels sont les principaux enjeux liés à la reconnaissance olympique ou paralympique ? Nous montrerons d’abord qu’elle offre une visibilité et une légitimité exceptionnelles, puis qu’elle accélère la structuration sportive et économique de la fédération, avant d’analyser les exigences et les risques liés à cette intégration.

7. Exemple de conclusion rédigée

Pour une fédération, accéder au programme olympique ou paralympique constitue donc un enjeu majeur. La visibilité mondiale peut attirer pratiquants, médias, partenaires et financements, tandis que la préparation des Jeux accélère la professionnalisation du haut niveau et l’internationalisation de la discipline. En contrepartie, la fédération doit satisfaire des exigences importantes de gouvernance, d’intégrité, d’égalité, de sécurité et, dans le parasport, de classification. Enfin, la place au programme reste évolutive : elle ne peut être considérée comme définitivement acquise. La reconnaissance constitue donc à la fois une opportunité de croissance et une responsabilité stratégique.

8. Repère actuel utile

Cette logique reste très actuelle : pour Los Angeles 2028, le CIO a approuvé l’ajout de cinq sports supplémentaires - baseball/softball, cricket T20, flag football, lacrosse sixes et squash. Côté paralympique, le para-escalade fera ses débuts à LA28 après approbation de l’IPC. Ces décisions montrent que les programmes continuent d’évoluer en fonction de l’attractivité, de la portée mondiale et de l’équilibre global des Jeux.

9. Erreurs à éviter

Parler uniquement de prestige

Le sujet porte aussi sur les licenciés, les financements, l’organisation, la gouvernance et les contraintes.

Dire que l’entrée aux Jeux est définitive

Le programme évolue : des sports peuvent entrer, sortir ou n’être présents que pour certaines éditions.

Confondre reconnaissance et programme

Une fédération peut être reconnue par le CIO ou l’IPC sans que toutes ses disciplines soient inscrites aux Jeux.

Oublier le parasport

Classification, types de déficience, équité et encadrement spécifique constituent des enjeux propres au programme paralympique.

Deuxième partie — Sujet 1 : encourager et valoriser la pratique physique et sportive féminine

« Même si les jeunes de 15 à 24 ans constituent la catégorie de Français la plus sportive, les adolescentes se détachent progressivement des pratiques sportives au fil de leur scolarité. »

En vous appuyant sur les trois documents présentés, vos connaissances et vos expériences, vous ferez et justifierez au moins deux propositions permettant d’encourager et de valoriser la pratique physique et sportive féminine.

1. Lire les documents sans fabriquer de stéréotypes

Le document 1 décrit les activités les plus pratiquées par les femmes et les hommes en 2018. Il ne faut surtout pas en déduire que certaines activités seraient « naturellement féminines » ou « naturellement masculines ».

Les différences observées peuvent résulter de l’offre disponible, des habitudes, de la socialisation, des représentations, de l’accès aux espaces ou du sentiment de compétence.

2. Exploitation précise des documents

DocumentDonnées / idéeUtilisation
1 — activités privilégiéesFemmes : course/marche 38 %, forme/gym 28 %, sports aquatiques 21 %. Hommes : course/marche 41 %, cycle et sports motorisés 23 %, aquatiques 19 %.La course/marche est largement partagée ; d’autres univers restent plus différenciés. On peut élargir l’offre sans enfermer les filles dans les pratiques déjà les plus fréquentes.
2 — témoignages rugby et rollerDeux sportives expliquent avoir dû « se battre et se justifier deux fois plus » dans des milieux majoritairement masculins.Le frein peut être social et symbolique : sentiment de ne pas être à sa place, stéréotypes, manque de reconnaissance.
3 — judo par équipe mixteL’équipe de France remporte l’or olympique par équipe mixte à Tokyo 2021.La mixité peut valoriser les contributions des femmes et des hommes au même résultat collectif.

3. Action 1 — Parcours « Essaie sans étiquette »

Public : collégiennes et lycéennes, avec participation possible des garçons dans les phases mixtes.

Principe : organiser pendant quatre à six semaines des séances de découverte de disciplines dans lesquelles les filles sont localement peu représentées : rugby, cyclisme, musculation, sports de combat, skateboard ou autres activités identifiées par l’établissement.

Justification : le document 2 montre que certaines sportives doivent encore justifier leur présence dans des univers historiquement masculins. L’objectif est donc de créer un espace où l’essai ne nécessite pas de déjà se sentir légitime.

Mise en œuvre : groupes de niveau débutant, présence de sportives ou entraîneures comme modèles, prêt de matériel, séance sans sélection et possibilité de poursuivre ensuite à l’association sportive ou dans un club partenaire.

Point important : l’action ne consiste pas à détourner les filles des pratiques qu’elles aiment. Elle vise à élargir le champ des possibles et à empêcher les stéréotypes de décider à leur place.

Indicateurs : nombre d’essais, diversité des activités choisies, poursuite trois mois plus tard et sentiment de légitimité mesuré par questionnaire.

4. Action 2 — Défis et compétitions mixtes à responsabilité partagée

Principe : organiser des rencontres où filles et garçons contribuent au même résultat : relais mixtes, équipes mixtes, judo ou badminton par équipes, défis cumulés, rôles d’arbitrage et de coaching distribués.

Justification : le document 3 présente une équipe de France de judo réunissant femmes et hommes autour d’un même titre olympique. Ce format valorise la performance féminine non comme une catégorie secondaire, mais comme une contribution indispensable au collectif.

Condition de réussite : éviter les règles qui placeraient systématiquement les filles dans un rôle moins déterminant. Les points, relais ou responsabilités doivent avoir une valeur comparable.

Effet attendu : modifier les représentations des compétences, créer des expériences positives de coopération et valoriser les filles dans les rôles de joueuse, arbitre, coach ou organisatrice.

5. Action 3 — Visibilité régulière des sportives dans l’établissement

Une troisième action consiste à donner toute l’année une place aux résultats féminins : écrans, journal, podcast, affiches, rencontres avec des sportives et publication des résultats de l’association sportive. Le but est d’éviter une communication limitée à une « journée des femmes » et de rendre les sportives aussi habituelles dans l’espace public de l’établissement que les sportifs.

6. Repère actuel

Le Baromètre national des pratiques sportives 2024 confirme que l’écart n’a pas disparu : 60 % des hommes et 56 % des femmes déclarent pratiquer régulièrement. L’écart est faible mais réel ; surtout, l’enjeu reste aussi celui de la diversité des activités et de l’accès aux responsabilités.

7. Exemple de réponse rédigée

Une première action serait un parcours « Essaie sans étiquette » proposant aux collégiennes et lycéennes plusieurs activités où les filles sont localement minoritaires. Le document 2 montre que des sportives de rugby et de roller ont dû davantage se justifier parce qu’elles étaient des femmes. Des séances débutantes, encadrées par des sportives et sans sélection, permettraient donc de réduire le sentiment de ne pas être à sa place et d’élargir les choix de pratique.

Une deuxième action serait d’organiser des compétitions mixtes dans lesquelles filles et garçons contribuent réellement au même résultat. Le document 3 montre que l’équipe de France de judo a gagné à Tokyo une épreuve par équipe mixte. Ce type de format valorise la compétence des sportives au sein d’une réussite collective et peut modifier les représentations. Il faudrait également donner aux filles des rôles d’arbitrage, de coaching et d’organisation afin que leur place dans le sport ne se limite pas à la seule pratique.

8. Erreurs à éviter

Créer des stéréotypes à partir du graphique

Une différence de taux de pratique ne prouve aucune préférence « naturelle ».

Proposer seulement des créneaux réservés

Ils peuvent être utiles pour débuter, mais l’objectif reste aussi l’accès aux espaces et projets communs.

Limiter la valorisation aux championnes

Il faut aussi valoriser pratiquantes ordinaires, arbitres, coachs et dirigeantes.

Faire une opération ponctuelle

Les changements de représentation nécessitent une visibilité et une offre régulières.

Deuxième partie — Sujet 2 : valoriser la pratique physique inclusive et partagée

L’ambition des organisateurs des Jeux Olympiques et Paralympiques est de « léguer une société plus inclusive après les Jeux ». En vous appuyant sur les trois documents présentés, sur vos connaissances et votre expérience personnelle, vous proposerez au moins deux actions valorisant la pratique physique inclusive et partagée.

1. Ce que signifie vraiment « inclusive et partagée »

L’inclusion ne consiste pas seulement à accueillir une personne en situation de handicap dans le même bâtiment. Une pratique est réellement inclusive lorsque chacun peut participer, contribuer, progresser et être reconnu comme membre du groupe.

accessibilité+adaptation+participation commune+rôle utile

2. Exploitation précise des documents

DocumentInformationsCe qu’il faut en tirer
1 — familles de handicapHandicaps moteur, visuel, auditif, psychique, déficience intellectuelle et maladies invalidantes.Il n’existe pas une adaptation unique : règles, communication, matériel et accompagnement doivent varier selon les besoins.
2 — chiffres sport et handicap (2019)12 millions de personnes touchées par un handicap en France ; 850 000 à mobilité réduite ; 35 000 licenciés handisport et 60 000 sport adapté pour 18 millions de licenciés ; 87 % jugent le sport ou l’activité physique essentiel ou important ; plus de 8 000 structures accueillent des PSH, dont plus de 40 % avec encadrement spécifique.Le potentiel et l’intérêt sont très importants mais l’accès à la pratique organisée reste faible au regard de la population concernée.
3 — Sport Partagé UNSSPhotographies d’élèves valides et en situation de handicap pratiquant ensemble.La logique la plus inclusive consiste à construire une activité réellement commune, avec des adaptations qui permettent à chacun d’agir.

3. Action 1 — Cycle Sport Partagé avec équipes à double mixité

Principe : mettre en place dans l’association sportive ou en partenariat avec un établissement spécialisé un cycle régulier de basket fauteuil, boccia, tennis de table, course-sarbacane, cécifoot ou autre activité adaptée.

Organisation : les équipes réunissent élèves valides et élèves en situation de handicap. Les règles sont adaptées pour garantir une contribution réelle de chacun. Les élèves prennent aussi des rôles de jeune coach, arbitre, juge ou organisateur.

Justification : le document 3 correspond exactement à la logique du Sport Partagé de l’UNSS. Aujourd’hui, l’UNSS précise qu’une équipe de compétition Sport Partagé repose sur une double mixité : fille/garçon et valide/personne en situation de handicap.

Prise en compte du document 1 : les adaptations varient : repères sonores pour une déficience visuelle, signal visuel pour une déficience auditive, simplification de consignes, fauteuil ou matériel spécifique, temps de récupération adapté, guide ou partenaire lorsque nécessaire.

Effet attendu : réduire la séparation entre « sport valide » et « sport handicap », développer entraide, confiance et sentiment d’appartenance.

4. Action 2 — « De la découverte à la pratique régulière » avec clubs inclusifs

Principe : organiser une journée de découverte, mais surtout la prolonger par un parcours d’inscription dans des structures capables d’accueillir régulièrement des personnes en situation de handicap.

Justification : le document 2 montre un contraste majeur : 87 % considèrent le sport ou l’activité physique comme important ou essentiel, alors que le nombre de licences handisport et sport adapté reste faible par rapport aux 18 millions de licences sportives indiquées. L’enjeu est donc de transformer l’intérêt en possibilité réelle de pratiquer.

Outil concret : utiliser le HandiGuide des sports, qui recense aujourd’hui plusieurs milliers de structures et lieux de pratique avec une offre encadrée, régulière et destinée aux personnes en situation de handicap.

Mise en œuvre : séance d’essai gratuite, entretien sur les besoins, présentation des adaptations, contact avec le club, accompagnement lors de la première inscription et suivi après trois mois.

Effet attendu : éviter que l’inclusion reste un événement symbolique ; créer un véritable parcours durable de pratiquant.

5. Action 3 — Former les jeunes à concevoir eux-mêmes les adaptations

Un troisième projet peut confier aux élèves la transformation d’une activité : comment rendre un relais, une course d’orientation ou un jeu de raquette accessible à différents handicaps ? Les groupes testent leurs règles avec des pratiquants concernés puis les modifient à partir des retours. Cette démarche développe une compétence essentielle : ne pas décider « à la place de », mais construire l’adaptation avec les personnes qui vont réellement pratiquer.

6. Le raisonnement à retenir

besoin du pratiquant→adaptation→participation réelle→coopération→inclusion durable

7. Exemple de réponse rédigée

Une première action serait de mettre en place un cycle régulier de Sport Partagé associant élèves valides et élèves en situation de handicap. Le document 3 montre des jeunes pratiquant ensemble, et le document 1 rappelle que les handicaps sont très différents. Les règles, le matériel ou la communication seraient donc adaptés selon les besoins. Les équipes partageraient aussi des responsabilités d’arbitrage et de coaching afin que chacun soit réellement utile au collectif.

Une deuxième action serait de prolonger une journée de découverte par un accompagnement vers des clubs inclusifs. Le document 2 indique que 87 % des personnes en situation de handicap considèrent le sport ou l’activité physique comme essentiel ou important, mais que le nombre de licences handisport et sport adapté reste limité par rapport à l’ensemble des licences. Après plusieurs séances d’essai, les participants seraient mis en relation avec une structure référencée sur le HandiGuide et accompagnés lors de leur première inscription. Cette action permettrait de transformer une sensibilisation ponctuelle en pratique durable.

8. Erreurs à éviter

Confondre inclusion et présence

Être dans le même gymnase ne suffit pas : il faut pouvoir participer au même projet.

Imaginer une seule adaptation

Le document 1 montre la diversité des handicaps ; les besoins ne sont pas identiques.

Faire uniquement une journée de sensibilisation

Le véritable enjeu est la continuité vers une pratique régulière.

Décider sans le pratiquant

L’adaptation doit être construite avec les personnes concernées, pas seulement pour elles.

Grille de relecture

Grille pédagogique non officielle.

À vérifierOuiÀ reprendre
Ai-je distingué visibilité, développement économique et contraintes fédérales ?□□
Ai-je expliqué pourquoi la présence aux Jeux peut aussi disparaître ?□□
Ai-je traité des spécificités du parasport : classification, types de handicap, équité ?□□
Dans le sujet femmes, ai-je évité de transformer les pratiques observées en stéréotypes ?□□
Mes actions valorisent-elles les sportives dans la pratique et les responsabilités ?□□
Dans le sujet inclusion, mes adaptations correspondent-elles à des besoins différents ?□□
Ai-je prévu une continuité après la découverte ?□□

Notions à maîtriser

programme olympiqueprogramme paralympiquefédération internationalevisibilitésponsoringgouvernanceclassification sport fémininstéréotypesmixitéjudo par équipes handicapinclusionSport PartagéHandiGuide

Questions fréquentes

Une fédération reconnue par le CIO est-elle forcément présente aux Jeux ?

Non. La reconnaissance institutionnelle et l’inscription effective au programme olympique sont deux choses différentes. Le programme des Jeux est sélectionné et peut évoluer d’une édition à l’autre.

Pourquoi proposer des épreuves mixtes pour valoriser la pratique féminine ?

Parce qu’elles peuvent rendre visible la contribution des sportives dans un résultat commun, à condition que les règles donnent aux femmes et aux hommes des rôles réellement équivalents.

Sport adapté et handisport sont-ils synonymes ?

Non. En France, le mouvement handisport concerne principalement les personnes ayant un handicap moteur ou sensoriel, tandis que le sport adapté concerne les personnes présentant une déficience intellectuelle ou des troubles psychiques. Les dispositifs d’inclusion doivent tenir compte de cette diversité.

Sources utilisées pour approfondir le corrigé

À retenir : le fil directeur des trois parties est la transformation des structures sportives. Une fédération doit évoluer pour accéder aux Jeux ; le sport féminin progresse lorsque l’offre et les représentations changent ; l’inclusion devient réelle lorsque règles, équipements et relations sont adaptés pour permettre une pratique commune et durable.