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Spécialité EPPCS · Session 2024

EPPCS Bac 2024 Métropole Jour 2 : sujet officiel et corrigé détaillé

Dissertation sur l’effet de la parité olympique sur la place des femmes dans le sport, puis deux études documentaires : lutte contre la sédentarité des jeunes et prévention des violences psychologiques.

Le sujet en un coup d’œil

3 h 30durée
10 ptsdissertation
10 ptsétude de documents
2 choixen partie 2
Important : le PDF est le sujet officiel. Le corrigé proposé ici est un corrigé pédagogique original construit à partir du sujet, du programme officiel et de ressources de référence ; il ne s’agit pas d’un corrigé officiel du ministère.

Première partie — Dissertation corrigée

« Dans moins de deux ans, aux Jeux Olympiques de Paris 2024, autant de femmes que d’hommes participeront à la plus grande compétition sportive au monde. »

Pensez-vous que la volonté affichée par le mouvement olympique dans la citation ci-dessus favorise une évolution de la place des femmes dans le monde du sport ?

1. Le sujet ne demande pas seulement si la parité est « une bonne chose »

Il faut analyser un mécanisme d’influence : la décision du mouvement olympique de créer autant de places pour les femmes que pour les hommes peut-elle produire des effets au-delà des Jeux, sur les fédérations, les clubs, les médias, les pratiquantes et les fonctions de responsabilité ?

Le verbe « favorise » impose de nuancer : le mouvement olympique peut être un levier puissant, mais il ne contrôle pas à lui seul tout le système sportif.

2. Problématique possible

Dans quelle mesure la parité voulue par le mouvement olympique peut-elle accélérer la reconnaissance, la visibilité et l’accès des femmes au sport, alors que les inégalités de pratique, de médiatisation, de carrière et de pouvoir dépendent aussi d’autres acteurs et de mécanismes sociaux plus larges ?

3. Plan conseillé

PartieIdée directriceÀ démontrer
ILe mouvement olympique a historiquement accompagné l’élargissement de la place des femmes dans le sport.Passage de l’exclusion à la participation, ouverture des disciplines, quotas, épreuves mixtes, visibilité.
IILa parité olympique peut produire un effet d’entraînement sur l’ensemble du monde sportif.Modèles d’identification, médiatisation, politiques fédérales, sponsoring, clubs, légitimité sociale.
IIIMais une parité aux Jeux ne suffit pas à garantir une égalité réelle dans tout le sport.Écarts de pratique, postes de pouvoir, coaching, revenus, médias, stéréotypes et violences.

4. Corrigé développé

I. Une évolution historique majeure : de l’exclusion à la parité

La volonté affichée pour Paris 2024 prend tout son sens si on la replace dans l’histoire olympique. Les femmes ne participent pas aux Jeux d’Athènes en 1896. Elles apparaissent à Paris en 1900, mais restent longtemps très minoritaires et limitées à certaines disciplines considérées comme compatibles avec les représentations sociales de la féminité.

Au cours du XXe siècle, la participation féminine progresse sous l’effet de transformations sociales, de revendications et de changements réglementaires. Des figures comme Alice Milliat contestent la faible place accordée aux femmes et organisent des compétitions internationales féminines. L’intégration progressive de nouvelles épreuves montre que le programme olympique n’est pas neutre : ouvrir une discipline crée une possibilité de carrière, de reconnaissance et de représentation.

Le mouvement olympique agit ensuite plus directement sur la structure de la participation. Pour Paris 2024, le CIO a distribué les quotas d’athlètes à égalité entre femmes et hommes : 5 520 places de chaque côté. Cette décision ne se contente pas d’afficher un principe ; elle garantit matériellement une possibilité égale d’accès à la compétition olympique.

Idée clé : la parité olympique est donc l’aboutissement d’un processus historique et un signal institutionnel fort : les femmes ne sont plus tolérées à la marge de l’événement, elles occupent la moitié des places.

II. La parité olympique peut produire un effet d’entraînement

Les Jeux disposent d’une visibilité exceptionnelle. Une athlète présente sur la plus grande scène sportive mondiale peut devenir un modèle d’identification pour des jeunes filles qui n’avaient jusque-là que peu de références féminines dans leur discipline. La visibilité agit donc sur les représentations : elle contribue à rendre normale la présence des femmes dans des sports autrefois très masculinisés.

Cette visibilité peut également influencer les médias et les partenaires économiques. Une compétition féminine mieux exposée peut développer son audience, attirer des sponsors et améliorer progressivement les conditions de professionnalisation. Le mécanisme n’est pas automatique, mais l’exposition olympique peut accélérer ce cercle vertueux.

Les fédérations nationales et internationales sont aussi incitées à adapter leurs politiques. Pour obtenir des quotas, développer des sélections et construire des équipes compétitives, elles doivent investir dans la détection, l’entraînement et l’accès des femmes aux disciplines olympiques. La politique du CIO peut donc produire des effets bien avant les Jeux.

Enfin, la parité au sommet envoie un message normatif aux clubs, écoles et familles : les femmes ont toute leur place dans la pratique sportive et la haute performance. Ce message peut contribuer à réduire certains stéréotypes et à élargir les choix de pratique.

Idée clé : la force du mouvement olympique vient de son pouvoir symbolique, médiatique et réglementaire. En fixant un standard de parité, il peut influencer d’autres acteurs.

III. Mais la parité sur le terrain ne suffit pas à transformer tout le sport

La première limite est simple : la participation aux Jeux ne représente qu’une petite partie du monde sportif. Une jeune fille peut voir des championnes à la télévision tout en rencontrant, dans sa pratique quotidienne, des horaires moins favorables, une offre de club plus réduite, des stéréotypes ou un manque de modèles féminins dans l’encadrement.

Les inégalités économiques et médiatiques ne disparaissent pas automatiquement avec la parité des quotas. Les compétitions masculines disposent souvent d’un héritage commercial, d’audiences et d’investissements plus anciens. La visibilité olympique peut corriger une partie de cet écart, mais elle doit être prolongée par une couverture régulière et des investissements durables.

La gouvernance constitue une autre limite. En août 2024, les femmes représentaient 43 % des membres du CIO et 47 % de sa commission exécutive : les progrès sont importants, mais la parité des athlètes ne se retrouve donc pas encore partout dans les fonctions de décision. Le même problème existe dans les fédérations, les directions techniques ou l’entraînement de haut niveau.

Enfin, la place des femmes dépend aussi de la lutte contre les violences sexistes et sexuelles, des conditions de maternité, de la sécurisation des carrières et de la reconnaissance économique. Aucun quota olympique ne peut, à lui seul, résoudre ces questions.

Conclusion intermédiaire : la volonté du mouvement olympique favorise bien l’évolution de la place des femmes, mais elle agit comme un accélérateur, pas comme une solution unique.

5. Exemple d’introduction rédigée

En 1896, aucune femme ne participe aux premiers Jeux Olympiques modernes. Un peu plus d’un siècle plus tard, le mouvement olympique annonce pour Paris 2024 une répartition égale des places entre femmes et hommes. Cette évolution spectaculaire montre que les règles d’une grande institution sportive peuvent accompagner les transformations de la société. Mais la parité parmi les athlètes suffit-elle à faire évoluer durablement la place des femmes dans l’ensemble du monde sportif ? On peut donc se demander dans quelle mesure la politique du mouvement olympique agit sur la participation, les représentations et les structures du sport, tout en restant dépendante d’autres acteurs. Nous montrerons d’abord le rôle historique du mouvement olympique, puis l’effet d’entraînement possible de la parité, avant d’en analyser les limites.

6. Exemple de conclusion rédigée

La volonté affichée par le mouvement olympique favorise clairement l’évolution de la place des femmes dans le sport. En garantissant une participation paritaire, les Jeux renforcent leur visibilité, leur légitimité et leur rôle de modèles, tout en incitant les fédérations à développer les filières féminines. Toutefois, la parité olympique ne suffit pas à instaurer une égalité réelle dans les clubs, les médias, les revenus ou les fonctions de pouvoir. Elle constitue donc un levier majeur et un standard symbolique puissant, mais son effet dépend de la capacité de l’ensemble du système sportif à prolonger cette transformation au-delà des quelques semaines de compétition.

7. Repère utile pour réviser aujourd’hui

Paris 2024 a confirmé la portée de cette volonté : le CIO avait réparti les quotas à 50/50 entre femmes et hommes. Dans son bilan, l’organisation indique qu’environ 5 300 femmes ont effectivement participé sur 10 813 athlètes. Le CIO souligne cependant lui-même qu’il reste du travail hors du terrain, notamment dans la gouvernance et les postes de leadership.

8. Erreurs à éviter

Confondre parité olympique et égalité réelle

La moitié des places aux Jeux ne signifie pas que toutes les ressources ou responsabilités sont équitablement réparties.

Dire que le CIO « impose l’égalité partout »

Son influence est forte, mais clubs, médias, fédérations, États et acteurs économiques restent déterminants.

Faire uniquement une histoire des femmes aux Jeux

L’histoire doit servir la question centrale : quel effet la politique olympique peut-elle produire sur le monde du sport ?

Oublier les mécanismes

Il faut expliquer comment visibilité, quotas, investissement fédéral et modèles d’identification peuvent modifier les pratiques.

Deuxième partie — Sujet 1 : lutter contre la sédentarité des jeunes

En vous appuyant sur les trois documents présentés, sur vos connaissances et votre expérience, vous proposerez et justifierez au moins deux actions permettant de lutter contre la sédentarité des jeunes de votre âge.

1. Le piège essentiel : sédentarité ≠ inactivité physique

Le document 1 définit la sédentarité comme un comportement éveillé avec une dépense énergétique proche du repos : temps assis ou allongé au travail, dans les transports, à domicile, dans les loisirs ou devant un écran. Il indique trois niveaux : faible < 3 h/j, modéré 3 à 7 h/j, élevé > 7 h/j.

Surtout, il précise que la sédentarité a des impacts négatifs même chez une personne physiquement active. Faire du sport le soir ne compense donc pas entièrement une journée passée assis sans interruption.

2. Exploiter les trois documents

DocumentInformation utileConséquence
1 — ONAPSLa sédentarité se retrouve au travail, dans les transports, les loisirs et au domicile ; plus de 7 h/j correspond au niveau élevé.Il faut agir tout au long de la journée, pas seulement ajouter une séance de sport.
2 — ANSESVarier les activités cardio-respiratoires, musculaires et de souplesse ; utiliser les occasions quotidiennes de bouger ; réduire le temps assis et interrompre les périodes prolongées par des pauses actives.Les actions doivent combiner mouvement quotidien + interruption des longues périodes assises.
3 — motivations 15-29 ansPlaisir/amusement 26 %, santé 21 %, apparence/forme 18 %, détente 13 %, performance 7 %, rencontres 6 %, nature 4 %, risque/aventure 4 %.Pour durer, une action doit correspondre aux motivations des jeunes, en particulier plaisir et santé.

3. Action 1 — Défi « zéro longue période assise » au lycée

Principe : pendant quatre semaines, les élèves repèrent les longues périodes passées assis et cherchent à les interrompre : se lever entre deux activités, marcher pendant une partie de la pause, prendre les escaliers, effectuer quelques minutes de mobilité ou se déplacer plutôt que rester assis lorsque la situation le permet.

Justification : le document 2 de l’ANSES insiste explicitement sur la réduction de la durée totale assise et sur l’interruption des périodes prolongées de sédentarité par des pauses actives. Cette action agit donc directement sur le comportement visé.

Outil concret : une grille quotidienne très simple distingue « temps assis prolongé », « pause active » et « déplacement actif ». L’objectif n’est pas de comptabiliser obsessionnellement chaque minute, mais de rendre visible un comportement souvent inconscient.

Dimension motivationnelle : le défi se fait en équipes et valorise la régularité plutôt que la performance. On répond ainsi au premier motif du document 3 : plaisir et amusement, 26 %.

Indicateur : diminution du nombre de séquences très longues passées assis et augmentation des pauses actives déclarées.

4. Action 2 — « 20 minutes actives » sur le temps du midi, avec choix du motif

Principe : proposer chaque midi plusieurs mini-formats de 20 minutes : marche dynamique, jeu collectif, renforcement, danse, mobilité ou relaxation active. Chacun choisit selon ce qui le motive.

Justification par le document 3 : tous les jeunes ne recherchent pas la performance. Le plaisir arrive en tête avec 26 %, devant la santé 21 %, l’apparence/forme 18 % et la détente 13 %. Une offre variée augmente donc les chances d’adhésion.

Justification par le document 2 : l’ANSES recommande de multiplier les occasions de bouger dans la vie quotidienne et de pratiquer différents types d’activité. Le temps du midi transforme un moment potentiellement très sédentaire en occasion de mouvement.

Effet recherché : diminuer le temps assis quotidien tout en installant une habitude agréable et accessible, sans exiger une pratique compétitive.

Indicateurs : nombre de participants, régularité, motifs choisis et volonté de poursuivre après le dispositif.

5. Action 3 — Mobilité active sur les trajets courts

Un troisième levier consiste à identifier les trajets qui peuvent être effectués à pied ou à vélo, totalement ou partiellement : dernier arrêt de bus, trajet vers un commerce, déplacement entre deux lieux proches. Le document 1 montre que les transports participent au temps sédentaire ; le document 2 cite précisément les occasions quotidiennes de pratique comme une composante de l’activité physique.

6. Exemple de réponse rédigée

Une première action serait un défi « zéro longue période assise » dans le lycée. Le document 1 montre que la sédentarité correspond au temps passé assis ou allongé en période éveillée et qu’elle peut être néfaste même chez une personne physiquement active. Les élèves chercheraient donc à interrompre les périodes prolongées par de courtes pauses actives, conformément aux recommandations de l’ANSES du document 2. Une grille permettrait de repérer les moments les plus sédentaires et de mesurer les progrès.

Une deuxième action serait une offre quotidienne de 20 minutes d’activité sur le temps du midi : marche, jeu collectif, fitness ou relaxation active. Le document 3 montre que les premières motivations des 15-29 ans sont le plaisir, 26 %, puis la santé, 21 %, et l’amélioration de l’apparence ou de la forme, 18 %. Proposer plusieurs formats permettrait donc à chacun de trouver une motivation personnelle et de réduire un temps habituellement passé assis.

7. Erreurs à éviter

Dire seulement « faire plus de sport »

Une personne peut être sportive et rester très sédentaire si elle passe le reste de la journée assise.

Se focaliser uniquement sur les écrans

Les transports, les cours, le domicile et certains loisirs contribuent aussi au temps assis.

Proposer une action trop compétitive

Le document 3 montre que la performance n’est le premier motif que pour 7 % des jeunes interrogés.

Ne pas prévoir de suivi

L’objectif est de modifier une habitude quotidienne ; il faut donc observer la régularité sur plusieurs semaines.

Deuxième partie — Sujet 2 : lutter contre les violences psychologiques dans le sport

En vous appuyant sur les trois documents présentés, sur vos connaissances et votre pratique personnelle, proposez et justifiez au moins deux actions destinées à lutter contre les violences psychologiques dans le sport.

1. Bien définir ce qui relève de la violence psychologique

La violence psychologique peut prendre la forme d’humiliations, menaces, intimidations, harcèlement, dénigrement, chantage, isolement ou pression répétée. Elle peut venir d’un entraîneur, d’un dirigeant, d’un coéquipier, d’un adversaire ou de l’entourage.

Le document 2 présente aussi d’autres violences - attouchements, coups, racket ou violences sexuelles. Il faut donc exploiter l’affiche sans confondre toutes les catégories.

2. Exploiter les documents

DocumentIdéeCe qu’il apporte
1 — discours ministérielLe sport est un système social à l’intérieur de la société et n’est pas épargné par violence, discrimination, homophobie, addiction ou pédophilie.Il faut combattre l’idée que « le sport transmet forcément de bonnes valeurs » et reconnaître les risques.
2 — « zéro tolérance »L’affiche cite notamment harcèlement, pression, bizutage, humiliation, intimidation, isolement, menace et chantage. Elle encourage la victime ou le témoin à parler.Prévention + identification + possibilité concrète de demander de l’aide.
3 — photographieLa scène représente un adulte s’adressant de manière agressive à un jeune sportif.Interroger les pratiques d’encadrement : exigence et correction ne justifient pas humiliation ou intimidation.

3. Action 1 — Atelier « reconnaître la limite » à partir de situations concrètes

Public : jeunes sportifs, entraîneurs et parents d’un club ou d’une association scolaire.

Principe : travailler sur une série de situations courtes : un entraîneur crie après une erreur, un joueur est humilié devant le groupe, un coéquipier est isolé, un jeune reçoit des messages menaçants, un bizutage est présenté comme « une tradition ».

Objectif : distinguer une exigence sportive légitime d’un comportement qui porte atteinte à la dignité ou installe peur, humiliation ou emprise. Le document 3 est particulièrement utile pour ouvrir cette discussion sur les modes de communication des adultes.

Justification : le document 1 rappelle que le sport n’est pas protégé des violences présentes dans la société. La prévention commence donc par la capacité à reconnaître les comportements problématiques, même lorsqu’ils sont banalisés au nom de la performance.

Production : le groupe réalise une fiche « comportement / effet sur le pratiquant / réaction possible / personne ressource ».

4. Action 2 — Mettre en place un protocole clair « parler, protéger, signaler »

Principe : chaque club ou association affiche trois personnes ou dispositifs clairement identifiés : un adulte référent interne, une personne extérieure à l’encadrement direct et les dispositifs nationaux de signalement.

Justification : le document 2 insiste sur le fait que la victime n’est pas coupable et peut parler à ses parents, à un proche ou à une personne du club. La difficulté n’est donc pas seulement de savoir qu’une violence existe, mais de savoir à qui parler et ce qui se passe ensuite.

Fonctionnement : possibilité de signaler comme victime ou témoin, entretien dans un espace confidentiel, protection immédiate si nécessaire, conservation des éléments utiles et orientation vers les services compétents. Le protocole doit être présenté en début de saison, pas découvert au moment d’une crise.

Actualisation utile : aujourd’hui, Signal-Sports constitue le point d’entrée national pour les signalements de violences dans le sport et accepte les signalements de victimes comme de témoins, y compris pour des violences psychologiques.

Effet attendu : réduire le silence, accélérer la protection et montrer que le club ne banalise aucune violence.

5. Action 3 — Charte de communication pour les entraîneurs

Une troisième action peut porter directement sur l’encadrement. La charte distingue les comportements efficaces - consigne précise, feedback technique, encouragement, recadrage proportionné - de ceux qui doivent disparaître : insulte, humiliation publique, menace, chantage ou intimidation. Les entraîneurs peuvent analyser quelques séances entre pairs et recevoir un retour sur leur manière de communiquer.

L’objectif n’est pas de supprimer l’exigence ni l’autorité, mais de montrer qu’un encadrement performant peut être ferme sans être violent.

6. Exemple de réponse rédigée

Une première action serait un atelier destiné aux jeunes sportifs, entraîneurs et parents pour apprendre à reconnaître les violences psychologiques. Le document 1 rappelle que le sport est un système social qui n’est pas épargné par les violences présentes dans la société. À partir de situations concrètes d’humiliation, de menace, d’intimidation ou d’isolement, les participants devraient distinguer un recadrage sportif légitime d’un comportement violent. Le document 3 pourrait servir de point de départ pour discuter de la manière dont un adulte s’adresse à un jeune sportif.

Une deuxième action serait la mise en place d’un protocole « parler, protéger, signaler ». Le document 2 demande à la victime ou au témoin de ne pas rester seul et rappelle qu’il existe des personnes à qui parler. Le club afficherait donc les adultes référents, les étapes après un signalement et les dispositifs extérieurs. Cette organisation permettrait de réduire la peur de parler et d’agir plus rapidement pour protéger le pratiquant.

7. Ce qu’il faut éviter

Dire « il faut respecter les autres »

La réponse doit proposer un dispositif concret, un public et un mécanisme de prévention ou de protection.

Confondre toutes les violences

Le sujet cible les violences psychologiques, même si le document 2 rappelle l’existence d’autres formes.

Présenter tout cri comme une violence

Le contexte, la répétition, l’intention, le rapport de pouvoir et les effets comptent. L’enjeu est de distinguer exigence, conflit et violence.

Faire porter la responsabilité sur la victime

La prévention doit responsabiliser les adultes, les témoins et l’organisation ; la victime n’est jamais coupable de la violence subie.

Grille de relecture

Grille pédagogique non officielle.

À vérifierOuiÀ reprendre
Ai-je expliqué comment la politique olympique peut influencer le reste du sport ?□□
Ai-je distingué parité olympique et égalité réelle ?□□
Dans le sujet sédentarité, ai-je distingué sédentarité et manque d’activité physique ?□□
Ai-je utilisé les motivations chiffrées du document 3 ?□□
Dans le sujet violences, ai-je ciblé spécifiquement les violences psychologiques ?□□
Mes actions prévoient-elles à la fois prévention et possibilité de signalement ?□□

Notions à maîtriser

parité olympiquesport fémininégalité réellemédiatisation sédentaritéactivité physiquemotivationpauses actives violence psychologiqueharcèlementintimidationsignalement

Questions fréquentes

La parité à Paris 2024 signifie-t-elle que les femmes étaient exactement 50 % des participants ?

Le CIO a distribué les quotas de places à égalité entre femmes et hommes. Le nombre final de participants a été très proche de cette parité ; le bilan officiel mentionne environ 5 300 femmes sur 10 813 athlètes.

Une séance de sport quotidienne suffit-elle à supprimer la sédentarité ?

Non. Le document 1 rappelle qu’une personne peut être physiquement active tout en accumulant beaucoup de temps assis. Il faut aussi interrompre les longues périodes sédentaires.

À qui signaler une violence psychologique aujourd’hui ?

Dans le cadre sportif français, un signalement peut notamment être adressé à Signal-Sports. Les mineurs peuvent aussi se tourner vers les adultes de confiance et les dispositifs de protection de l’enfance. En cas d’urgence, les services d’urgence restent prioritaires.

Sources utilisées pour approfondir le corrigé

À retenir : les trois parties reposent sur la même logique : une volonté ou un principe n’agit réellement que s’il est transformé en comportements, en règles et en dispositifs concrets. La parité doit se prolonger dans tout le système sportif ; l’activité physique doit réduire aussi le temps assis ; la prévention des violences doit prévoir des voies réelles de protection et de signalement.