Réduire le développement durable au tri des déchets
Mobilité, ressources, biodiversité, inclusion, économie locale et gouvernance sont également concernées.
Dissertation sur les activités physiques et sportives comme levier de transformation des comportements en faveur du développement durable, puis deux études documentaires : valoriser des métiers du sport adaptés à l’évolution des pratiques et promouvoir la pratique physique et sportive féminine.
Le développement durable vise à articuler durablement enjeux environnementaux, sociaux et économiques. Le sujet demande surtout comment les activités physiques et sportives peuvent faire évoluer les comportements individuels et collectifs.
Une copie forte doit donc expliquer les mécanismes : apprentissage par l’action, effet du groupe, exemplarité des clubs et champions, modification des infrastructures, incitations et répétition des habitudes.
| Partie | Idée directrice | Comportements concernés |
|---|---|---|
| I | La pratique peut faire expérimenter au quotidien des comportements plus sobres. | Mobilité active, proximité, réemploi du matériel, eau, déchets, alimentation, respect des espaces. |
| II | Le groupe sportif peut transformer les normes sociales par l’éducation, l’exemple et l’engagement. | Coopération, inclusion, bénévolat, sensibilisation, événements responsables, rôle des champions. |
| III | Le sport n’est un levier crédible que s’il réduit aussi ses propres impacts et adapte son organisation. | Déplacements, grands événements, équipements, changement climatique, achats, gouvernance et mesure. |
Le premier mécanisme est l’apprentissage par la pratique. Le vélo ou la marche utilisés pour se rendre à l’entraînement ne constituent pas seulement une activité physique : ils peuvent remplacer un déplacement motorisé. Lorsque ce comportement devient simple, sûr et régulier, il peut ensuite être réutilisé pour l’école, le travail ou les loisirs.
Les sports de nature peuvent également développer une attention aux milieux. Un pratiquant de randonnée, de voile, de surf, d’escalade ou de trail constate directement les effets des déchets, de l’érosion, de la qualité de l’eau, de la chaleur ou des restrictions d’accès. La proximité avec le milieu peut ainsi produire une compréhension concrète de sa fragilité.
Le matériel sportif offre un autre levier. Réparer, louer, mutualiser ou acheter d’occasion limite les consommations et peut devenir une habitude si le club organise lui-même un système de prêt, une bourse aux équipements ou un atelier de réparation. Le message environnemental devient alors un service utile et non une simple injonction.
Les événements locaux peuvent enfin agir sur les déchets, l’eau et l’alimentation : gourde plutôt que bouteilles individuelles, points de tri, restauration limitant le jetable, quantités mieux ajustées, récupération du matériel et signalétique réemployable. La répétition de ces dispositifs transforme progressivement ce que les participants considèrent comme « normal » dans un événement sportif.
Idée clé : le sport transforme plus facilement les comportements lorsqu’il rend l’option durable pratique, visible et répétée.
Un club est un groupe social. Les règles de fonctionnement, les comportements des entraîneurs, des dirigeants et des pratiquants influencent fortement les habitudes. Si le covoiturage, les déplacements collectifs, le réemploi du matériel ou le respect des espaces deviennent des pratiques communes, l’individu les adopte plus facilement parce qu’elles sont portées par le groupe.
Les éducateurs peuvent également transformer une consigne en apprentissage. Lors d’une activité de nature, expliquer pourquoi un itinéraire est modifié pour protéger une zone fragile ou pourquoi certaines pratiques sont interdites permet de relier règle et conséquence environnementale.
Les athlètes et les événements disposent d’un pouvoir d’exemplarité important. La médiatisation du sport peut diffuser très largement des messages sur la mobilité, les déchets, l’alimentation, la protection de la biodiversité ou la sobriété. Mais l’exemple n’est crédible que si les comportements visibles correspondent au discours.
Le développement durable possède aussi une dimension sociale. Les pratiques partagées, l’accessibilité des équipements, l’égalité femmes-hommes, l’accueil des personnes handicapées et la lutte contre les discriminations participent à une société plus inclusive. Un sport durable ne signifie donc pas seulement « moins de carbone ».
Le bénévolat et la participation à l’organisation peuvent enfin développer des compétences citoyennes : décider collectivement, gérer des ressources limitées, répartir les rôles, mesurer l’impact d’un événement et rendre des comptes.
Idée clé : le sport agit sur les comportements parce qu’il produit des normes de groupe, des modèles et des situations collectives où l’on apprend à agir autrement.
Le secteur sportif possède une empreinte environnementale : déplacements des pratiquants et spectateurs, construction et chauffage des équipements, éclairage, production du matériel, consommation d’eau, restauration ou grands événements internationaux. Demander aux pratiquants d’adopter des gestes individuels tout en maintenant une organisation très carbonée réduirait la crédibilité du message.
Le principal levier est donc souvent organisationnel. Programmer les compétitions pour réduire les déplacements, mutualiser les transports, privilégier les équipements existants, améliorer l’efficacité énergétique, acheter moins mais mieux et mesurer les déchets peut modifier à grande échelle les comportements de milliers de participants.
Le changement climatique oblige également les pratiques à s’adapter. Chaleur, enneigement, qualité de l’air, sécheresse ou risques naturels transforment déjà les horaires, les sites et parfois l’existence même de certaines activités. Cette adaptation peut sensibiliser fortement les pratiquants parce que les conséquences deviennent directement perceptibles dans leur expérience sportive.
La France développe aujourd’hui un plan d’adaptation des pratiques sportives au changement climatique et des chartes d’engagement écoresponsable pour les événements, fédérations et établissements sportifs. Cette logique montre que la transformation des comportements doit être accompagnée par des règles, des infrastructures et des indicateurs.
Nuance essentielle : une journée « écoresponsable » ne suffit pas. Pour qu’un comportement change durablement, il faut une répétition, une facilité d’usage, une norme collective et des résultats mesurables.
| Situation sportive | Transformation possible | Pourquoi cela peut durer |
|---|---|---|
| Trajet vers l’entraînement | Vélo, marche, transport collectif, covoiturage | Répétition hebdomadaire et économie de coût |
| Équipement | Prêt, réparation, seconde main, mutualisation | Service organisé par le club |
| Événement | Gourdes, tri, moins de jetable, restauration ajustée | Norme visible appliquée à tous |
| Sport de nature | Respect des itinéraires et zones protégées | Lien direct entre comportement et milieu pratiqué |
| Club | Décision collective et suivi d’indicateurs | Responsabilité partagée |
| Équipement sportif | Sobriété énergétique, eau, programmation | Structure le comportement sans reposer uniquement sur la volonté individuelle |
Le développement durable ne dépend pas uniquement de grandes décisions publiques : il suppose aussi une transformation progressive des habitudes de mobilité, de consommation, d’usage des ressources et de relation aux autres. Or les activités physiques et sportives organisent justement des déplacements, des achats, des événements, des pratiques collectives et des usages réguliers d’espaces naturels ou urbains. Elles peuvent donc devenir un terrain concret d’apprentissage de comportements plus responsables. En quoi les activités physiques et sportives constituent-elles alors un levier de transformation en faveur du développement durable ? Nous montrerons qu’elles peuvent d’abord installer des habitudes plus sobres dans la vie quotidienne, puis que le collectif sportif peut diffuser de nouvelles normes sociales, avant d’expliquer que cette fonction éducative n’est crédible que si les organisations sportives transforment également leurs propres impacts.
Les activités physiques et sportives peuvent contribuer à transformer les comportements parce qu’elles donnent l’occasion de répéter des choix concrets : mobilité active, réduction des déchets, protection des espaces, réemploi du matériel ou coopération. Les clubs, éducateurs et champions peuvent aussi rendre ces comportements visibles et socialement valorisés. Mais le levier reste limité si l’organisation générale du sport ne change pas elle-même. Pour produire un effet durable, les pratiques responsables doivent donc être facilitées par les infrastructures, les règles et les choix des institutions. Le sport devient alors non seulement un lieu de sensibilisation, mais un véritable laboratoire de comportements durables.
Mobilité, ressources, biodiversité, inclusion, économie locale et gouvernance sont également concernées.
Le sujet porte sur la transformation des comportements : il faut expliquer pourquoi une habitude peut changer.
Déplacements, équipements et grands événements peuvent avoir des impacts importants.
Le développement durable inclut aussi inclusion, égalité, santé, accessibilité et responsabilité collective.
Une majorité se tourne vers une pratique libre ou non encadrée, notamment pour éviter les horaires fixes.
Marche utilitaire et activité sur la pause déjeuner permettent de concilier temps de travail et mouvement.
Le coût de l’affiliation ou de la licence peut pousser vers des pratiques hors structure.
| Famille | Métiers mis en évidence dans le document | Besoin auquel ils répondent |
|---|---|---|
| Encadrement | Préparateur physique et mental ; moniteur d’activités physiques adaptées / éducateur sport-santé ; coach sportif personnel ; animateur de loisirs sportifs | Individualisation, santé, bien-être, loisir, publics divers |
| Expertise performance | Accompagnateur / analyste de la performance | Données, entraînement individualisé, haute performance |
| Direction et développement | Directeur / responsable de structure sportive associative ou marchande ; responsable / chargé de développement | Nouvelles offres, services plus flexibles, évolution économique |
| Équipements | Directeur / responsable d’équipements sportifs | Gestion d’espaces ouverts à des publics et usages plus divers |
Principe : ne pas organiser un forum classique où chaque professionnel présente seulement son intitulé. Chaque stand part d’une transformation décrite dans le document 1 et montre quel métier y répond.
| Évolution observée | Professionnel invité | Démonstration concrète |
|---|---|---|
| Pratique courte sur la pause déjeuner | Coach sportif personnel / éducateur | Concevoir une séance de 30 minutes réellement efficace et accessible |
| Sport-santé | Éducateur sport-santé / professionnel APA selon qualification | Adapter une activité à un public déconditionné ou atteint de maladie chronique |
| Recherche de performance | Préparateur physique et mental / analyste | Passer d’une donnée ou d’un test à une décision d’entraînement |
| Développement d’offres nouvelles | Responsable de structure / chargé de développement | Créer un service répondant aux contraintes de temps et de coût |
Justification : le document 2 désigne précisément ces métiers comme émergents ou appelés à se développer. Les présenter à partir d’un problème concret rend leur utilité immédiatement compréhensible.
Contenu de chaque intervention : mission, compétences, formation, cadre réglementaire, journée type, contraintes, rémunération ou statut lorsqu’ils peuvent être présentés de façon fiable.
Production élève : fiche « besoin du pratiquant → métier → compétence → formation ». Cette trace évite de retenir seulement le nom du professionnel.
Situation : une entreprise fictive ou une collectivité veut faire bouger davantage des salariés qui disposent de seulement 45 minutes à midi et refusent une licence annuelle coûteuse.
Mission des groupes : proposer une offre réaliste : marche active, séance courte, circuit extérieur, réservation à la carte, suivi numérique ou formule multi-activités.
Puis identifier les métiers : qui encadre ? qui développe l’offre ? qui gère le lieu ? qui analyse la fréquentation ? qui adapte l’activité à un public ayant un problème de santé ? qui communique ?
Justification : cette activité transforme les constats du document 1 - temps contraint, pratique hors structure, coût - en problèmes professionnels. Le document 2 permet ensuite de montrer que l’évolution des pratiques produit de nouveaux besoins de compétences.
Intérêt pédagogique : un élève comprend mieux le métier de chargé de développement lorsqu’il doit lui-même arbitrer horaires, prix, publics et rentabilité d’un service.
Principe : observer trois professionnels sur une courte durée : par exemple un coach ou éducateur, un professionnel du sport-santé et un responsable de structure ou d’équipement.
Grille d’observation : public accueilli, tâches invisibles, part de face-à-face, sécurité, outils numériques, gestion du temps, diplôme nécessaire, travail en équipe et contraintes économiques.
Pourquoi croiser les métiers : l’évolution des pratiques ne crée pas seulement de nouveaux encadrants ; elle transforme aussi la gestion, le développement commercial ou associatif, les équipements et la santé.
Les parcours sont multiples. Les diplômes du ministère chargé des Sports comprennent notamment CPJEPS, BPJEPS, DEJEPS et DESJEPS. L’université forme aussi via STAPS, notamment dans le champ de l’activité physique adaptée et de la santé. Les métiers de santé, de psychologie, de gestion ou d’analyse peuvent relever d’autres diplômes.
L’encadrement rémunéré des activités physiques est réglementé : le titre exact du poste ne suffit donc pas à déterminer les prérogatives professionnelles. Une page d’orientation doit toujours relier le métier à la qualification réellement nécessaire.
Une première proposition serait un forum intitulé « Une nouvelle pratique = de nouveaux métiers ». Le document 1 montre que de nombreux pratiquants recherchent davantage de liberté, utilisent la pause déjeuner et évitent parfois le coût d’une licence. Le document 2 identifie plusieurs métiers appelés à se développer, comme coach sportif personnel, éducateur sport-santé, préparateur physique et mental ou chargé de développement. Chaque professionnel partirait donc d’un besoin concret et montrerait comment il construit une réponse. Les élèves compléteraient ensuite une fiche reliant le besoin, les tâches, les compétences et la formation.
Une deuxième proposition serait un laboratoire dans lequel des groupes d’élèves doivent créer une offre sportive pour des salariés disposant de peu de temps. Ils devraient choisir les horaires, le type d’activité, le prix et le mode d’encadrement, puis identifier les professionnels nécessaires : éducateur, responsable de structure, chargé de développement ou spécialiste sport-santé. Cette démarche permettrait de comprendre que les métiers évoluent parce que les attentes des pratiquants changent.
Le document 2 met aussi en avant direction, développement, équipements, performance et santé.
La consigne exige précisément des métiers qui répondent aux nouvelles manières de pratiquer.
Le secteur sportif est réglementé pour l’encadrement rémunéré ; il faut préciser la formation.
Le document 1 montre que coût, temps et consommation sportive transforment aussi les offres et les métiers.
Les femmes représentent 38 % de l’ensemble des licences, avec de très fortes différences selon le type de fédération.
Horaires, rythme de vie, apparence, sentiment de niveau et regard des autres peuvent empêcher l’entrée ou le maintien dans la pratique.
Boxe, rugby, football, haltérophilie ou CrossFit attirent davantage de femmes qu’auparavant.
| Type de fédération | Femmes | Hommes | Lecture |
|---|---|---|---|
| Unisport olympiques | 33 % — 2 720 901 licences | 67 % — 5 498 993 | Écart très important dans le cœur du sport fédéral olympique. |
| Unisport non olympiques | 28 % — 365 779 | 72 % — 923 895 | Écart encore plus fort. |
| Multisports | 52 % — 1 859 659 | 48 % — 1 727 018 | Les femmes deviennent majoritaires dans ce type d’offre. |
| Ensemble | 38 % — 4 946 303 | 62 % — 8 149 839 | La licence fédérale reste globalement très masculine en 2021. |
Le contraste est très intéressant : les femmes sont majoritaires dans les fédérations multisports mais minoritaires dans les fédérations unisport. Cela suggère qu’une offre plus flexible, plus diversifiée ou moins spécialisée peut mieux répondre à certaines attentes.
| Frein | Donnée | Levier |
|---|---|---|
| Temps disponible | 54 % pratiquent lorsqu’elles ont du temps | Formats courts, proximité, souplesse d’inscription |
| Rythme de vie et horaires | 42 % les jugent inadaptés à la pratique | Plusieurs créneaux, réservation flexible, offre proche travail/domicile |
| Apparence | 51 % n’aiment pas leur apparence lorsqu’elles pratiquent | Climat non jugeant, choix de tenue, communication centrée sur compétences et sensations |
| Sentiment de niveau | 48 % ne se sentent pas à la hauteur | Groupes débutants et objectifs de progression personnelle |
| Regard des autres | 37 % le redoutent | Accueil sécurisé, binôme, encadrement formé, lutte contre les remarques sexistes |
Principe : proposer une inscription donnant accès à plusieurs activités et plusieurs créneaux, sans obliger immédiatement à choisir une seule discipline pour toute l’année.
Pourquoi cette proposition est directement liée au document 1 : les femmes ne représentent que 33 % des licences dans les fédérations unisport olympiques et 28 % dans les unisport non olympiques, mais 52 % dans les fédérations multisports. Ce résultat suggère que la variété et la souplesse peuvent constituer des leviers.
Organisation : séances de 30 à 60 minutes, réservation à la semaine, activités différentes - renforcement, sport collectif aménagé, marche/course, raquette, danse, combat ou pleine nature - et possibilité d’entrer progressivement dans un club spécialisé si une activité plaît davantage.
Réponse au manque de temps : proposer plusieurs horaires et des formats courts répond directement aux 54 % et 42 % du document 2. Pour certains publics adultes, une séance près du lieu de travail ou immédiatement après l’école des enfants peut être plus efficace qu’un créneau tardif unique.
Indicateur : taux de maintien à trois et six mois, activités effectivement choisies et passage éventuel vers une pratique plus régulière ou fédérale.
Principe : créer un cycle débutant sans classement initial, avec petits groupes, possibilité de venir avec une amie et objectifs fondés sur la progression personnelle.
Justification : le document 2 montre que le frein n’est pas seulement matériel : 51 % n’aiment pas leur apparence pendant la pratique, 48 % ne se sentent pas à la hauteur et 37 % redoutent le regard des autres.
Concrètement : l’éducateur évite les classements publics, valorise l’apprentissage, donne plusieurs niveaux de difficulté et interdit les remarques sur les corps. La communication du programme montre des pratiquantes d’âges, de morphologies et de niveaux variés plutôt qu’un modèle unique de « corps sportif ».
Progression : au bout de quelques semaines, celles qui le souhaitent peuvent intégrer un groupe mixte, un club ou une rencontre. Le dispositif n’a pas vocation à enfermer durablement les femmes dans un espace séparé mais à réduire le coût de la première entrée.
Principe : organiser des cycles de découverte en boxe, rugby, football, haltérophilie, musculation ou activités de combat avec des entraîneures, pratiquantes ou ambassadrices locales lorsqu’elles sont disponibles.
Justification par le document 3 : les frontières évoluent déjà : près de 20 % de licenciées en boxe, environ 14 % en rugby en France, environ 10 % en football, tandis que les arts martiaux, l’haltérophilie, la musculation et le CrossFit attirent davantage de femmes.
Message : ne pas présenter ces sports comme des « sports de garçons ouverts aux filles », mais comme des activités dans lesquelles la présence féminine progresse et doit devenir ordinaire.
Passerelle : après la découverte, séance d’essai gratuite dans un club local et présentation claire des groupes débutants, tarifs, horaires et compétitions éventuelles.
Le document cite plusieurs motifs : se sentir bien, améliorer sa santé ou son physique, s’amuser, partager et parfois rechercher la compétition. Une offre efficace doit donc laisser plusieurs finalités possibles. Promouvoir la pratique féminine ne signifie pas choisir à la place des femmes ce qu’elles devraient rechercher.
Une première proposition serait un Pass multisports flexible. Le document 1 montre que les femmes représentent seulement 33 % des licences dans les fédérations unisport olympiques et 28 % dans les unisport non olympiques, mais 52 % dans les fédérations multisports. Une offre donnant accès à plusieurs activités et plusieurs créneaux pourrait donc mieux répondre à certaines attentes. Cette souplesse agirait aussi sur le premier frein du document 2 : 54 % pratiquent lorsqu’elles ont du temps et 42 % trouvent leur rythme de vie et les horaires inadaptés.
Une deuxième proposition serait un parcours « Confiance d’abord » pour les débutantes ou les femmes reprenant une activité. Le document 2 indique que 51 % n’aiment pas leur apparence lorsqu’elles pratiquent, 48 % ne se sentent pas à la hauteur et 37 % ont peur du regard des autres. Les premières séances seraient donc organisées en petits groupes, sans classement public, avec plusieurs niveaux de difficulté et une évaluation centrée sur les progrès. Après quelques semaines, chaque participante pourrait choisir de rejoindre un groupe ordinaire, un club ou une rencontre si elle le souhaite.
Le document 3 montre justement que les frontières entre disciplines dites féminines ou masculines évoluent.
Confiance, apparence, niveau ressenti et regard des autres sont presque aussi déterminants.
La communication ne résout pas des horaires inadaptés ni une ambiance qui décourage les débutantes.
Bien-être, santé, plaisir, partage et compétition peuvent coexister selon les personnes.
Grille pédagogique non officielle.
| À vérifier | Oui | À reprendre |
|---|---|---|
| Ai-je défini le développement durable au-delà de la seule écologie ? | □ | □ |
| Ai-je expliqué les mécanismes qui transforment une action en habitude durable ? | □ | □ |
| Ai-je traité les contradictions environnementales du sport lui-même ? | □ | □ |
| Dans le sujet métiers, ai-je relié l’évolution des pratiques aux métiers émergents du graphique ? | □ | □ |
| Mes propositions permettent-elles réellement de comprendre tâches, compétences et formations ? | □ | □ |
| Dans le sujet femmes, ai-je utilisé les 33/28/52/38 % du document 1 ? | □ | □ |
| Ai-je exploité les freins de temps ET de confiance avec leurs pourcentages ? | □ | □ |
développement durableécoresponsabilitémobilité activesobriétébiodiversiténormes sociales métiers du sportsport-santécoach sportifpréparateur physiquechargé de développement sport fémininlicencesmultisportsconfiance en soistéréotypes
Non. Il peut favoriser des comportements responsables, mais possède aussi des impacts liés aux déplacements, aux équipements, au matériel ou aux grands événements. C’est précisément cette contradiction qu’une bonne dissertation doit analyser.
Parce que les pratiques évoluent : plus d’autonomie, de sport-santé, de recherche de bien-être, de numérique, de personnalisation et de contraintes de temps. Les organisations doivent donc développer de nouvelles compétences.
Non. Il montre des différences de répartition selon les types de fédération. Le fait que les femmes soient majoritaires dans les fédérations multisports invite justement à étudier l’effet de l’offre, de la flexibilité et de la diversité des pratiques.